BIODIVERS : ENVIRONNEMENT, BIOBIODIVERS : ENVIRONNEMENT, BIO

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Les tarifs de rachat des énergies renouvelables et cogénérationLes tarifs de rachat des énergies renouvelables et cogénération

Chaque filière énergétique fait l'objet d'un arrêté tarifaire spécifique pris par les ministres chargés de l'économie et de l'énergie, après avis du Conseil supérieur de l'énergie et de la Commission de régulation de l'énergie.

Filière Arrêtés Durée des
contrats
Exemple de tarifs pour les nouvelles installations
Hydraulique 20 ans 6,07 c€/kWh + prime comprise entre 0,5 et 2,5 pour les petites installations + prime comprise entre 0 et 1,68 c€/kWh en hiver selon la régularité de la production
Biogaz et méthanisation
15 ans entre 7,5 et 9 c€/kWh selon la puissance, + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 3 c€/kWh , + prime à la méthanisation de 2c€/kWh .
Energie éolienne
15 ans (terrestre)

20 ans
(en mer)
- éolien terrestre : 8,2 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 2,8 et 8,2 c€/kWh pendant 5 ans selon les sites.
- éolien en mer : 13 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 3 et 13 c€/kWh pendant 10 ans selon les sites.
Energie photovoltaïque 20 ans - Métropole : 30 c€/kWh , + prime d'intégration au bâti de 25 c€/kWh
- Corse, DOM, Mayotte : 40 c€/kWh , + prime d'intégration au bâti de 15 c€/kWh .
Géothermie 15 ans - Métropole : 12 c€/kWh , + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 3 c€/kWh
- DOM : 10 c€/kWh , + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 3 c€/kWh

Le guide technique spécifique à l'énergie solaire (PDF)

La nature régule les niveaux de CO2La nature régule les niveaux de CO2

De nouvelles découvertes suggèrent que les niveaux de CO2 de la Terre ont toujours été régulés par un mécanisme naturel de rétroaction.

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L'occident n'est pas à l'abri de la crise alimentaire mondialeL'occident n'est pas à l'abri de la crise alimentaire mondiale

La crise alimentaire mondiale continue à faire couler de l'encre, du sang et des larmes. De début 2005 à début 2008, les prix alimentaires se sont envolés de près de 80 %. Du jamais vu depuis la crise du début des années 1970. L'ère de l'alimentation bon marché est terminée annoncent les Cassandre de tous bords, et des millions d'affamés dans le monde semblent leur donner raison.

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Nature et Sacré : café philosophique avec Jean-Marie PeltNature et Sacré : café philosophique avec Jean-Marie Pelt

Biodivers s'est rendu pour vous au Café philosophique "Nature et Sacré", animé à Metz par Jean-Marie Pelt. La question cruciale du lien entre l'Homme à la nature a été posée, à travers les croyances et traditions diverses de notre petite planète. Nous en avons retiré quelques pensées écolo délicieuses... Compte-rendu.

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Label biologique européenLabel biologique européen

Le label biologique européen entrera en vigueur en 2009. Pour ne pas dérouter les consommateurs, le très national label AB agriculture biologique pourra encore figurer sur le produit.

Le label biologique européen assure que le produit est conforme à la réglementation européenne imposant un respect des équilibres naturels (absence d'engrais chimiques et de pesticides). La culture qu'elle implique doit respecter la biodiversité et les sols, et permettre de se passer de pétrole.

Un label déjà controversé

Selon Henri Thepaut, président de la FNAB (Fédération nationale de l'agriculture biologique) : "Avant, il était interdit de faire allusion au mot biologique sur un produit s'il comportait moins de 70% d'ingrédients issus de l'agriculture bio. En 2009, il suffira de 5% d'ingrédients bio. Dès lors qu'on mettra une fraise bio dans un yaourt, on pourra le dire sur le paquet".

Deuxième point très litigieux dans le texte européen : la tolérance des OGM.

Après un âpre débat européen tout à fait conforme aux règles technocratiques, les 27 ont accepté que les produits bio puissent contenir des traces d'OGM, dans la limite de 0,9%. Une mesure présentée par la Commission comme le moyen de protéger les producteurs de bio contre des contaminations accidentelles d'OGM.

Pour Greenpeace, cet accord "ignore les préférences des consommateurs, qui sont prêts à payer pour avoir de la nourriture de haute qualité, sans OGM, et il met en danger le secteur de l'agriculture biologique"

Les Amis de la Terre réclament quant à eux que l'UE mette en place "une législation pour protéger les agriculteurs de la pollution par les OGM".
"Pour nous, les producteurs doivent avoir le droit de se protéger contre une contamination OGM et les consommateurs exiger des produits bio 100% sans OGM", estime le président de la FNAB.

Waterloo de l'environnement

Pour FNAB, il s'agit d'un véritable "hold-up européen". "A partir de 2009, le label AB (Agriculture biologique) devra se plier au cahier des charges européens, beaucoup moins exigeant que le nôtre actuellement. "Si nous voulons conserver notre qualité et le faire savoir aux consommateurs, nous allons devoir créer un nouveau logo et le faire connaître". Ce qui représentera un gros investissement pour la filière qui se reconnaissait pour le moment sous la bannière "AB". L'association Les Amis de la Terre parle, eux, de "Waterloo de l'environnement" et accuse Christine Lagarde, ministre française de l'Agriculture, de les avoir trahis.

Label Agriculture Biologique (Label AB)Label Agriculture Biologique (Label AB)

AB pour Agriculture Biologique, vous reconnaîtrez ce logo sur vos produits à ces deux lettres sur fond vert. Le label agriculture biologique a été défini par le Ministère de l'Agriculture.

L’Agriculture Biologique constitue en France l'un des quatre signes officiels d’identification de la qualité et de l’origine, aux côtés de l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC), du Label Rouge et de la Certification de Conformité (CCP).

Le label agriculture biologique signifie qu'au moins 95 % des ingrédients sont issus de l’agriculture biologique, c’est-à-dire produits sans engrais chimiques, sans pesticides et sans OGM, et se fonde sur une rotation des cultures. Concernant les élevages, le label AB se fonde sur des traitements antibiotiques limités, pas d'élevages extensifs, et une surface au sol définie.

Pourquoi 95 % ? Parce qu'on ne peut garantir à 100 % que les produits ne seront pas contaminés par des OGM. Parce que le sel marin contenu dans certains produits n'est pas issu de l'agriculture biologique et constitue un produit naturel sans produit chimique de synthèse rajouté par l'Homme. Il s'agit d'une légère marge de tolérance. Les aliments contenant entre 70% et 95% d'ingrédients biologiques peuvent indiquer : "X % des ingrédients d'origine agricole ont été obtenus selon les règles de la production biologique". La liste des ingrédients doit préciser quels sont les ingrédients concernés.

Le cahier des charges du label AB impose un mode de production agricole durable. Il s'inscrit aujourd'hui dans la PAC (Politique agricole commune) qui stipule :

«Le développement durable doit concilier la production de denrées alimentaires, la conservation de ressources limitées et la protection du milieu naturel, de manière à pouvoir répondre aux besoins du présent sans compromettre la capacité des futures générations à répondre à leurs propres besoins».

Les requins sont menacésLes requins sont menacés

Le requin a mauvaise réputation. Les Dents de la Mer avaient transformé cet animal "timide et pacifique" en tueur sanguinaire, jouant sur un préjugé tenace. Le problème, c'est que la mythologie du requin sanguinaire est bien commode pour massacrer l'animal à des fins mercantiles et dans l'indifférence la plus totale. Le commerce d'ailerons, très prisés en Asie, est largement responsable du massacre.
Comme tout prédateur, le requin joue un rôle écologique essentiel dans le maintien de la biodiversité marine, en empêchant la prolifération massive de certaines espèces au détriment des autres. Le documentaire "Les seigneurs de la mer" en salle en ce moment, réhabilite le requin et dénonce les massacres qui menacent aujourd'hui l'espèce d'extinction.

Pour Rob Stewart, photographe animalier et réalisateur de Sharkwater (titre VO), non seulement les requins sont «les animaux les plus cools du monde», mais en plus, cette mauvaise image les dessert car personne ne veut les protéger, alors qu’il s'agit d'une des espèces marines les plus menacées. Ce canadien de 27 ans, indigné par l'indifférence générale, s’est donc lancé dans la réalisation de ce documentaire et nous offre un regard neuf sur ce majestueux prédateur, finalement peu dangereux pour l'Homme.

Le documentaire montre la cruauté de certaines pratiques de pêche. Ainsi ces pêcheurs qui tranchent les ailerons de requins tout juste pêchés et hissés à bord, et les rejettent aussitôt à l'eau vivants, en les laissant se vider de leur sang. Condamnés à mort par asphyxie.

Selon les spécialistes, près de 100 millions de requins sont tués chaque année pour leurs ailerons, qui peuvent être vendus jusqu’à 500 dollars le kilo. 90% des diverses espèces de requins devraient disparaître avant la moitié de ce siècle sous le poids de pêches accidentelles et illégales. Moins glamour que le bébé phoque, le requin paie aujourd'hui un lourd tribut à son image de serial killer.

Bande annonce de Sharkwater

Comment stocker l'énergie éolienne ?Comment stocker l'énergie éolienne ?

L'énergie éolienne est devenue en moins de 20 ans une énergie renouvelable majeure, mais elle ne produit qu'un pour cent de l'énergie consommée dans le monde. Les 3/4 de l'énergie éolienne sont consommés en Europe : le Danemark arrive en tête avec près de 20 % de leur énergie créée par le vent, suivis par l'Allemagne avec environ 10 %.

L'énergie éolienne est une énergie propre et relativement peu chère, mais malgré ses avantages elle rencontre un problème de taille : son stockage. La variabilité du vent fait qu'on ne peut la consommer en continu sur une longue période, il faut donc en attendant mieux la coupler avec d'autres énergies.
La solution idéale pourrait provenir des nouvelles générations de batteries, ou d'une solution bien plus originale... Seamus Garvey, professeur britannique, pense avoir trouvé la solution : stocker l'énergie éolienne dans des containers flexibles au fond de l'océan.

L'idée du professeur Garvey d'utiliser le stockage d'énergie par air comprimé n'est pas nouvelle, mais ses méthodes le sont.

Traditionnellement, le stockage d'énergie par air comprimé utilise un réservoir enterré. Pendant les heures de pic d'énergie, l'air est libéré, actionnant une turbine qui produit à son tour de l'électricité. Il y a seulement deux sites de ce type dans le monde : à Huntorf en Allemagne, et McIntosh aux Etats-Unis, Alabama.
Ce que Garvey propose, c'est de comprimer de l'air en utilisation une éolienne ou l'énergie des vagues. Il a calculé qu'un stockage souple à une profondeur d'eau de 600 mètres permettrait de stocker 25 mégajoules d'énergies par mètre cube. Les eaux profondes sont essentielles. "Là où la pression est la plus grande, les sacs de stockage sont dans les meilleures dispositions".
Garvey pense qu'une série de pipelines pourrait relier les sacs et l'Europe. Il souligne également le fait que les côtes Atlantiques françaises et portuguaises, et tout le bassin méditerranéen sont dans la configuration idéale. "On peut placer des éoliennes le long des côtes et à quelques centaines de mètres de là, vous êtes à une profondeur de moins 600 mètres."

Le professeur Garvey explique son procédé de stockage d'énergie éolienne (anglais)

La verdure Suisse envahie par les pesticidesLa verdure Suisse envahie par les pesticides

Environ 80% des salades testées par les laboratoires cantonaux de Bâle-Ville et d'Argovie présentaient des traces de pesticides, selon des tests menés de janvier à mars 2008.

Les pesticides sont de plus en plus souvent utilisés par les producteurs en hiver pour protéger les salades des conditions météo difficiles.
Il est recommandé de consommer de la verdure de saison ou issue de l'agriculture biologique, ces produits ayant obtenu d'excellents résultats lors de ces tests.
Dans l'ensemble, la teneur en pesticides relevée sur les salades testées est considérée comme "élevée", indique le laboratoire bâlois. Les variétés les plus touchées par le phénomène sont la laitue pommée et la Lollo rossa. Feuilles de chêne et roquettes sont également à éviter si elles ne disposent pas de label bio.

La France et l'Italie mauvais élèves

Les laboratoires argovien et bâlois ont effectué 93 tests de salades en trois mois. Parmi elles, 36 provenaient de Suisse, 57 étaient importées et 7 venaient de la production bio. La "SonntagsZeitung" a révélé que les taux détectés sur les produits importés d'Italie et de France dépassaient parfois largement les normes autorisées. Quand on connaît les dangers des pesticides sur la santé, la consommation bio devrait être un objectif sanitaire majeur. Rappelons les conséquences possibles des pesticides sur la santé humaine :

- vomissements et diarrhée pour les dérivés organochlorés ;
- troubles cardiaques pour les dérivés organophosphorés ;
- hémorragies pour les produits rodenticides à base d'anticoagulants ;

Les effets possibles à long terme :

- cancer (en particulier de la prostate, des testicules et du cerveau);
- stérilité ;
- atteintes neurologiques ;
- système immunitaire affaibli ;
- risques foetaux.

On attend avec impatience les mêmes tests en France.

Le réchauffement climatique fait peser de lourds dangers sur la santéLe réchauffement climatique fait peser de lourds dangers sur la santé

L'Organisation Mondiale de la Santé tire la sonnette d'alarme à l'occasion de la journée mondiale de la santé.
Selon Margaret Chan, directrice générale de l'OMS, "les vagues de chaleur, les tempêtes, les inondations et les périodes de sécheresse tuent chaque année des dizaines de milliers de gens. Des maladies influencées par le climat, comme la diarrhée, le paludisme et la malnutrition protéino-énergétique, sont déjà responsables de plus de trois millions de décès dans le monde". Elle a également rappelé la canicule de 2003 en Europe, qui a provoqué la mort de 70 000 personnes de plus que la normale.

Ces phénomènes climatiques entraînent aussi une détérioration de la qualité de l'eau, et des maladies diarrhéiques. Le paludisme ou la dengue, véhiculés par les moustiques, sont favorisés par l'augmentation de la fréquence des pluies tropicales et l'élévation de la température. Le chikungunya à La Réunion en est un symptôme. Ces phénomènes n'épargnent pas les pays développés puisque les populations de moustiques augmentent aux Etats-Unis ou dans le bassin méditerranéen. La Camargue française a ainsi dû être l'objet de vastes campagnes de démoustication.

L'OMS a également cité les problèmes de pénuries alimentaires dûes à la multiplication des inondations ou à des sécheresses, et la rareté de l’eau. Un programme réjouissant si l'on continue à ne rien faire tous en choeur.

Le soleil n'est pas responsable du réchauffement climatiqueLe soleil n'est pas responsable du réchauffement climatique

Dans le long feuilleton opposant les tenants d'un réchauffement climatique d'origine humaine et les sceptiques, des scientifiques ont produit de nouvelles preuves démontrant que le réchauffement climatique n'est pas dû à des modifications de l'activité du soleil.

Des chercheurs britanniques viennent de démontrer qu'il n'y a aucun lien entre le rayonnement cosmique et le réchauffement climatique. Les résultats de ces recherches ont été publiées dans le "Institute of Physics journal, Environmental Research Letters" par une équipe de l'Université de Lancaster. Ces travaux mettent sous haute pression la théorie du scientifique Danois Henrik Svensmark, qui prétend que lorsque le vent solaire est faible, les rayons cosmiques sont plus nombreux à pénétrer sur Terre. Cela créerait plus de particules chargées dans l'atmosphère et la formation de nuages, ce qui adoucirait le climat. Au contraire la Terre se réchaufferait selon lui lorsque le vent solaire est fort.
Une thèse dangereuse qui écarte un réchauffement d'origine humaine, et pourrait laisser croire que l'on peut continuer à émettre toujours autant de dioxyde de carbone dans l'atmosphère.

Les chercheurs britanniques ont observé l'incidence des éruptions solaires sur le climat de notre planète, et n'ont trouvé aucune corrélation avec ces phénomènes solaires.

L'hypothèse de Svensmark avait déjà été sérieusement ébranlée récemment par Mike Lockwood du Laboratoire britannique Rutherford-Appleton. Lockwood a démontré que sur les 20 dernières années, l'activité du soleil a peu à peu décliné, ce qui aurait dû entraîner une baisse globale des températures si la théorie de Svensmark était exacte.

Le permafrost, nouvel eldorado d'ici 10 ans ?Le permafrost, nouvel eldorado d'ici 10 ans ?

Des chercheurs canadiens et japonais ont extrait avec succès du méthane sous le permafrost du delta Mackenzie. Le projet conjoint des deux pays vise à exploiter des gaz piégés sous des centaines de mètres de permafrost. Il s'agit pour l'instant d'un projet de recherche, pas encore d'un projet commercial. Selon Scott Dallimore, chef de projet scientifique canadien, il pourrait encore s'écouler des années avec que l'on puisse déterminer si ces gaz sont économiquement et écologiquement exploitables comme source d'énergie alternative.

En tant que carburant, le méthane serait beaucoup plus propre que le diesel ou l'essence, mais sans processus de contrôle il s'agit d'un gaz à effet de serre 21 fois plus actif que le dioxyde de carbone.

L'Australie se mord la queueL'Australie se mord la queue

Le Ministre de l'agriculture australien, Tony Burke, a défendu l'abattage de centaines de kangourous, en arguant que l'animal mourrait de faim si l'on ne réduisait pas sa population.
Des millions de kangourous sont massacrés tous les ans en Australie, principalement pour l'élaboration de nourriture pour animaux domestiques.
Des groupes de protection de la nature australiens ont accusé le gouvernement d'hypocrisie alors qu'il défend la protection de la baleine, mais pas celle du kangourou. L'Australie s'oppose régulièrement à la chasse à la baleine, en essayant -en vain- de faire pression sur le Japon. Avec ce "deux poids, deux mesures", la crédibilité Australienne en prend un coup, et la baleine trinque par ricochet.

L'abattage est une pratique utile pour éliminer un animal jugé nuisible, mais qu'en penser lorsqu'elle sert de paravent à une industrie alimentaire ? Et puis à l'heure où l'on nous annonce le plus sérieusement du monde que le pet du kangourou va nous sauver du réchauffement climatique, est-ce bien raisonnable de prôner son massacre ?

L'Allemagne renonce aux agrocarburantsL'Allemagne renonce aux agrocarburants

Trop chers, trop corrosifs et incompatibles avec 3 millions de moteurs, les agrocarburants sont mis de côté par l'Allemagne. En tout cas jusqu'à l'émergence de la deuxième génération, qui ne sera pas disponible avant plusieurs années.

Le Ministère de l'Environnement a fixé un plan ambitieux d'une baisse de 40% des émissions de CO2, entre 1990 et 2020. L'objectif de 40% de réduction des émissions reste tenable si la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité passe à 30% d'ici 2020, et non plus à 27,5%, a annoncé Sigmar Gabriel, ministre de l'Environnement allemand.

Bonne ou mauvaise nouvelle ?

La production d'agrocarburants concurrence les cultures à destination alimentaire, et leur bilan énergétique est loin d'être neutre en raison de l'utilisation des pesticides sur les cultures et de l'appauvrissement des sols.
Christian Hey, secrétaire général du Bureau fédéral pour l'Environnement (UBA) explique que "les biocarburants représentent un danger pour la biodiversité, ils imposent une pression massive sur la forêt tropicale et détruisent les capteurs naturels de gaz à effet de serre contenus dans les sols non cultivés".

Les agrocarburants étaient censés aider l'industrie automobile allemande, spécialiste des grosses berlines gourmandes en carburant et plus polluantes que les petites voitures, à satisfaire à l'objectif fixé par la Commission européenne de 120 grammes de CO2 émis par kilomètre. Les carburants soi-disant "verts" ne sont pas la solution miracle au réchauffement climatique, et les constructeurs devront désormais trouver "d'autres mesures techniques" pour y parvenir, selon le ministre. Un effort d'innovation qui devra impérativement être tourné vers des solutions plus adaptées, en particulier à l'heure de la flambée des prix alimentaires.

L'Autriche pourrait prendre prochainement le même chemin.

A propos de BiodiversA propos de Biodivers

Biodivers est un site d'actualité sur l'environnement et le développement durable.
Biodivers est une approche écocitoyenne, éthique et responsable pour bien s'informer et faire les bons choix pour une vie saine.
Biodivers propose aussi une vigilance sur les thèmes sensibles de la pollution, du réchauffement climatique, de la fin de l'ère du pétrole, et sur toutes les problématiques de société liées à l'environnement.

Pourquoi Bio ?

Bio, comme l'alimentation et l'agriculture biologique, bio comme la vie au coeur de nos préoccupations.

Pourquoi Divers ?

Divers comme la diversité des espèces menacées, comme la diversité des sujets traités, parce qu'à l'heure de la concentration des médias nous sommes pour la diversité des sources d'informations

Racines

Il peut paraître étonnant de parler "racines" sur un site web. Mais selon l'expression consacrée "savoir d'où l'on vient pour savoir où l'on va", Biodivers a un ancrage fort.
Biodivers trouve ses racines en Lorraine, à Metz, la ville de Jean-Marie Pelt où siège l'Institut Européen d'Ecologie.
Biodivers n'est lié à aucune institution, mais puise son inspiration dans un terreau fertile.

A quoi Biodivers s'intéresse ?

- l'agriculture biologique, l'alimentation bio, les cosmétiques bio et tous les produits bio ;
- la pollution, l'impact de l'Homme sur l'environnement, la santé ;
- l'écoconstruction et l'habitat écologique ;
- les transports et mode de vie soutenables ;
- la biodiversité ;
- l'énergie, les énergies renouvelables, etc.

Contact : autourdemetz [at] gmail.com


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