BIODIVERS : ENVIRONNEMENT, BIOBIODIVERS : ENVIRONNEMENT, BIO

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Projet de loi sur la biodiversitéProjet de loi sur la biodiversité

Nous sommes maintenant habitués aux effets d'annonce et aux plans de communication : beaucoup d'intentions louables pour l'environnement et la biodiversité, beaucoup de bonnes idées, mais dans la pratique peu de moyens et peu d'argent. "Les caisses sont vides mais on a des idées", tel semble être le leitmotiv de ce gouvernement. Voyons donc ce qui doit être mis en place pour la biodiversité, en prenant les précautions d'usage relatifs aux moyens limités de ce pauvre pays qu'est la France.

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Bilan de la conférence de Bonn sur la biodiversitéBilan de la conférence de Bonn sur la biodiversité

La conférence de Bonn a permis d'adopter de nouvelles mesures pour protéger la biodiversité :

Les tentatives d'avancées

- propositions présentées par l'Indonésie, la Malaisie, la République démocratique du Congo, la Bosnie et le Brésil pour affecter des dizaines de millions d'hectares supplémentaires à la liste des terres protégées. L'Allemagne, le pays hôte de la conférence, a proposé de créer un site internet "Life Web" pour relier les pays se proposant de créer des zones protégées à ceux qui sont prêts à les financer ;
- les représentants des 191 pays présents à cette réunion ont par ailleurs approuvé la création de zones protégées en haute mer et plus de soutiens financiers à la protection des forêts. L'Allemagne a promis 500 millions d'euros (775 millions de dollars américains) sur les quatre prochaines années et 500 millions d'euros par an par la suite. La Norvège envisage de dépenser 600 millions d'euros par an pour la protection des forêts dans les trois prochaines années.

Reculer pour mieux sauter

Les participants ont également convenu de prendre une position plus ferme sur le biocarburant lors de la prochaine série de négociations de Nagoya (en 2010) et ont appelé à définir un cadre politique sur les biocarburants dont la production en masse pourrait affecter les cultures et les terres boisées.

Pour Greenpeace, le sommet de Bonn "a seulement confirmé l'indifférence de la communauté internationale quand il s'agit de protéger les forêts, de protéger le climat et de protéger la biodiversité".

Gordon Shepherd, du Fonds mondial pour la nature WWF international, a dénoncé également la lenteur du processus: "On a eu deux semaines de discussions et on a à peine bougé de là où on était il y a deux semaines", a-t-il lancé.

Les abeilles meurent par milliardsLes abeilles meurent par milliards

Le Syndicat d'Apiculture du Rhône a signalé 49% de pertes hivernales. Selon le Syndicat, les abeilles qui ont récolté du pollen dans des zones céréalières et d'arboriculture, traitées avec des pesticides connaissent la plus forte mortalité. Partout en France, le constat est le même. Les abeilles sont en train de disparaître. Selon Denis Sapene, apiculteur, chaque année, environ 30% de ruches "meurent complètement ou ne sont plus en état de produire".

Cette mortalité inquiète d'autant plus la communauté scientifique que la pollinisation des abeilles assure 35% de la nourriture de l'humanité. Leur disparition pourrait donc mettre gravement en danger notre sécurité alimentaire. Après les émeutes de la faim dans le monde.

"Nous aurons encore du blé, des pommes de terre, du maïs ou du riz... Mais la diversité de notre alimentation sera profondément modifiée, puisqu'une majorité de fruits et de légumes (cerises, abricots, melon, tomates, aubergines...) dépend essentiellement des abeilles", confirme Bernard Vaissière, spécialistes des abeilles à l'INRA.

Chacun peut lutter à son niveau pour éviter cette dégradation de la biodiversité. Si vous avez un jardin, une terrasse ou même un petit balcon, offrez aux abeilles un pied de romarin ou du thym, sans y ajouter de produits chimiques. Ces semences pourraient faire germer un refuge pour les petites pollinisatrices.

Les requins sont menacésLes requins sont menacés

Le requin a mauvaise réputation. Les Dents de la Mer avaient transformé cet animal "timide et pacifique" en tueur sanguinaire, jouant sur un préjugé tenace. Le problème, c'est que la mythologie du requin sanguinaire est bien commode pour massacrer l'animal à des fins mercantiles et dans l'indifférence la plus totale. Le commerce d'ailerons, très prisés en Asie, est largement responsable du massacre.
Comme tout prédateur, le requin joue un rôle écologique essentiel dans le maintien de la biodiversité marine, en empêchant la prolifération massive de certaines espèces au détriment des autres. Le documentaire "Les seigneurs de la mer" en salle en ce moment, réhabilite le requin et dénonce les massacres qui menacent aujourd'hui l'espèce d'extinction.

Pour Rob Stewart, photographe animalier et réalisateur de Sharkwater (titre VO), non seulement les requins sont «les animaux les plus cools du monde», mais en plus, cette mauvaise image les dessert car personne ne veut les protéger, alors qu’il s'agit d'une des espèces marines les plus menacées. Ce canadien de 27 ans, indigné par l'indifférence générale, s’est donc lancé dans la réalisation de ce documentaire et nous offre un regard neuf sur ce majestueux prédateur, finalement peu dangereux pour l'Homme.

Le documentaire montre la cruauté de certaines pratiques de pêche. Ainsi ces pêcheurs qui tranchent les ailerons de requins tout juste pêchés et hissés à bord, et les rejettent aussitôt à l'eau vivants, en les laissant se vider de leur sang. Condamnés à mort par asphyxie.

Selon les spécialistes, près de 100 millions de requins sont tués chaque année pour leurs ailerons, qui peuvent être vendus jusqu’à 500 dollars le kilo. 90% des diverses espèces de requins devraient disparaître avant la moitié de ce siècle sous le poids de pêches accidentelles et illégales. Moins glamour que le bébé phoque, le requin paie aujourd'hui un lourd tribut à son image de serial killer.

Bande annonce de Sharkwater

L'Australie se mord la queueL'Australie se mord la queue

Le Ministre de l'agriculture australien, Tony Burke, a défendu l'abattage de centaines de kangourous, en arguant que l'animal mourrait de faim si l'on ne réduisait pas sa population.
Des millions de kangourous sont massacrés tous les ans en Australie, principalement pour l'élaboration de nourriture pour animaux domestiques.
Des groupes de protection de la nature australiens ont accusé le gouvernement d'hypocrisie alors qu'il défend la protection de la baleine, mais pas celle du kangourou. L'Australie s'oppose régulièrement à la chasse à la baleine, en essayant -en vain- de faire pression sur le Japon. Avec ce "deux poids, deux mesures", la crédibilité Australienne en prend un coup, et la baleine trinque par ricochet.

L'abattage est une pratique utile pour éliminer un animal jugé nuisible, mais qu'en penser lorsqu'elle sert de paravent à une industrie alimentaire ? Et puis à l'heure où l'on nous annonce le plus sérieusement du monde que le pet du kangourou va nous sauver du réchauffement climatique, est-ce bien raisonnable de prôner son massacre ?


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