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Le plus grand complexe énergie solaire du monde sera en CalifornieLe plus grand complexe énergie solaire du monde sera en Californie

La Californie fait un grand pas vers le solaire avec une grande annonce du gouvernement américain.

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La Bretagne : acteur déterminant des énergies marinesLa Bretagne : acteur déterminant des énergies marines

La Bretagne est bien placée pour profiter des énergies marines, et elle compte bien faire valoir ses atouts.

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Les anti-éoliens remportent une batailleLes anti-éoliens remportent une bataille

L'autorisation d'édification de l'une des quatre éoliennes de Niziau est suspendue par ordonnance du juge des référés.

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Des panneaux solaires au VaticanDes panneaux solaires au Vatican

Le Vatican ne reçoit plus seulement la lumière divine. L'Etat vient en effet de se convertir à l'énergie solaire en inaugurant sa première installation d'énergie propre. Il s'agit d'un peu plus que d'une installation symbolique, puisque pas moins de 2400 panneaux solaires épousent le toit incurvé de la salle Paul VI, tout près de la coupole de la basilique Saint Pierre.

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Fin du pétrole : il n'y a aucun plan BFin du pétrole : il n'y a aucun plan B

On l'entend à la radio, à la télé et on le déplore le dimanche en famille : le prix du carburant à la pompe est de plus en plus cher. Mais c'est désormais classiquement que l'on entend dire à l'énoncé de la déplétion pétrolière : "Ils vont bien trouver quelque chose : la voiture électrique, les biocarburants, l'hydrogène, les énergies renouvelables.". Ce "Ils" indéterminé qui aurait tout prévu, qui peut-il bien représenter ?

Les pouvoirs publics, les compagnies pétrolières, les spéculateurs... Le petit consommateur, vous et moi ? En un mot tous ceux qui profitent de l'afflux presque magique d'une énergie fossile qui semblait jusqu'à maintenant inépuisable ? La vérité c'est que tout ce joli monde n'a rien prévu, et continue de louer en choeur la loi du marché, et de blâmer les Chinois, la spéculation ou des escarmouches dans un détroit.

Enfilons les perles

Je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager quelques perles à ce sujet :

- Steves Forbes en 2005 : "Le reste n'est que pure bulle spéculative... Je ne mâcherai pas mes mots: à peu près tous les fonds d'arbitrage ont spéculé sur les contrats à terme pétroliers. Je ferais donc une prévision audacieuse... dans douze mois, le pétrole aura baissé à 35-40 dollars.". Où l'on blâme la spéculation. ;

- "Le pétrole rare ? Une plaisanterie." 99 % des commentaires du même tonneau sous des articles de 2005 prévoyant un pétrole cher. Voilà pour le consommateur, mais il a sûrement changé d'avis aujourd'hui. ;

- "M. Al-Sabah [président de l'OPEP] a argué que le monde a enregistré l'an dernier un de ses meilleurs taux de croissance depuis 30 ans, à 5,1%, alors que le baril évoluait autour de 50 dollars. Cette année, la croissance devrait demeurer très robuste à 4,1%, a-t-il noté: "donc je crois que l'économie mondiale peut supporter un niveau dans les 50 et en-deçà", a-t-il dit. "Je ne crois pas qu'il puisse atteindre 60". C'était en novembre 2005. En 2008, nous en sommes à 135 dollars.
Dans la série : faut-il faire confiance aux déclarations publiques des pays producteurs, nous avons là notre réponse.

Les dernières estimations de l'AIE faisaient état d'une production de pétrole avoisinant les 116 millions de barils par jour en 2030. Or, selon le Wall Street Journal, l'AIE doute désormais de la possibilité d'une production supérieure à 100 millions de barils par jour dans les deux prochaines décennies, du fait de l'âge des champs et la diminution des investissements. Une perspective guère réjouissante sur le long terme, d'autant que la Russie l'un des premiers exportateurs de pétrole au monde avec l'Arabie Saoudite voit sa production décliner depuis 4 mois. En bref, c'est la fin du monde tel que nous le connaissons.

- William Ramsay, directeur exécutif adjoint de l'Agence Internationale de l'Énergie a déclaré : "Le débat sur le Peak Oil (la décrue attendue de la production de pétrole du fait de l'épuisement rapide des réserves) est de nature à distraire les responsables politiques des questions centrales et peut les conduire à prendre des décisions qui ne seraient pas raisonnables aujourd'hui en termes économiques."
Voilà pour les politiques. Mais qu'est-ce qui peut bien être plus central que la question du pétrole, au coeur de toutes nos vies ?

Si le baril de pétrole est passé de 50 dollars à bientôt 140 dollars en ligne droite, c'est un peu la faute de la spéculation, un peu la faute d'événements conjoncturels (conflits, météo défavorable au transport), un peu la faute à la forte demande chinoise, et beaucoup la faute au pic de pétrole.
Les réserves terrestres sont épuisables : est-ce si difficile de revenir à cette réalité ? Et comme nous n'irons pas chercher de pétrole ou de gaz sur d'autres planètes, revenons sur Terre, pour penser à la transition. Mais à cause de l'imprévoyance de ceux qui nous gouvernent, c'est peut être déjà trop tard.

"Ils" vont bien trouver quelque chose

Revenons à nos moutons. Pendant ce temps là, la R&D s'active messieurs dames. La voiture électrique semble de prime abord une bonne solution, pour qui ne veut en rien bouleverser ses habitudes. Mais les centrales nucléaires seront-elles capables de soutenir une explosion de la demande en cas de renouvellement massif du parc automobile (transfert d'une énergie à une autre) ? Nous ne sommes pas prêts. Selon les théoriciens du peak oil (pic pétrolier) nous aurons d'abord des hausses brutales du cours du baril, ensuite des pénuries à la pompe, et puis plus rien pour le consommateur. L'Etat et les forces militaires profitant des réserves et des dernières gouttes.

Autre alternative, le biodiesel (ou plutôt agrofioule) est en compétition avec ce qu'on met dans nos assiettes... Et partiellement responsable des émeutes de la faim et de la flambée des prix des céréales : tout ce qu'on met dans un réservoir fait crever de faims les plus démunis. A moins de passer à des productions non concurrentes avec l'alimentation, comme le Jatropha, mais il faudrait une grande volonté des pouvoirs publics et les surfaces agricoles ne sont pas infinies.

Quant aux pompes à hydrogène, elles sont en train de se casser la figure en Californie : l'hydrogène n'existe pas à l'état brut et pour en produire il faut... du pétrole.

Les énergies renouvelables pour finir, ne représentent que 1% de la production mondiale d'énergie.

"Ils" n'ont rien prévu.

Dans ce début de panique, il est tentant de chercher les boucs émissaires et de lancer diverses chasses aux sorcières. C'est le cas des pêcheurs et des routiers, qui s'en prennent au gouvernement, alors qu'ils bénéficient déjà de carburant détaxé. Les pouvoirs publics sont coupables d'imprévoyance, pas de faire crouler ces professions sous les charges.

Claude Allègre, qui fait partie de ces élites brillantes, déclarait ainsi : "Vouloir s'opposer à la croissance et au progrès technologique, c'est engager la France dans le déclin et la déterioration du niveau de vie des Français."
Ce à quoi Biodivers peut lui rétorquer : "Ne pas avoir prévu de plan B, c'est appuyer encore plus fort sur le champignon avec un mur en face de nous".

Les effets dévastateurs du pic pétrolierLes effets dévastateurs du pic pétrolier

Selon le New York Times les prix du pétrole pourraient avoir des effets dévastateurs sur des filières économiques de poids de notre société de consommation : le transport aérien et l'automobile principalement, mais de manière générale toutes les entreprises pétro-dépendantes directement ou indirectement. C'est à dire que tous les secteurs économiques sont touchés, du transport à l'alimentation (engrais et production pétro-dépendantes).

Après les grèves des routiers français, puis celle des pêcheurs, les plus grosses industries de notre pays peuvent-elles être atteintes à leur tour ? Il vaut mieux se poser la question à l'heure où l'on annonce la création de 500 emplois en Lorraine par PSA, pour construire un nouveau moteur supposé "propre". "Plus propre" serait approprié. Un moteur ne sera jamais assez propre comparé à un vélo. Qui sera chargé de sonner le glas de cette industrie dans cette région déjà dûrement touchée par la fin du charbon, puis par la fin de la sidérurgie ? Certainement pas ceux qui subventionnent aujourd'hui le lobby automobile.

Il faut pourtant s'y faire, nous sommes entrés dans une ère de pétrole cher. Certains analystes avancent la date de 2015 pour le pic de pétrole, c'est le cas de Total. Des analystes indépendants comme Jancovici pensent que nous y sommes déjà. Avec ironie parfois, à force de ne pas être écouté : "Demandez à un cadre dirigeant du monde pétrolier dans combien de temps les 2 milliards d'indiens et de chinois vivront comme un français actuel. Avant toute réponse, vous obtiendrez un grand éclat de rire."

Quand le consommateur occidental ne pourra plus faire le plein, et ce pourrait être beaucoup plus tôt qu'on ne le pense, la mutation énergétique de notre société pourrait ne pas être assez avancée. Et les conflits sociaux intérieurs, la guerre à l'extérieur constituent un risque majeur de fuite en avant, pour rattraper le train de vie qui glisse entre nos mains.

Les tarifs de rachat des énergies renouvelables et cogénérationLes tarifs de rachat des énergies renouvelables et cogénération

Chaque filière énergétique fait l'objet d'un arrêté tarifaire spécifique pris par les ministres chargés de l'économie et de l'énergie, après avis du Conseil supérieur de l'énergie et de la Commission de régulation de l'énergie.

Filière Arrêtés Durée des
contrats
Exemple de tarifs pour les nouvelles installations
Hydraulique 20 ans 6,07 c€/kWh + prime comprise entre 0,5 et 2,5 pour les petites installations + prime comprise entre 0 et 1,68 c€/kWh en hiver selon la régularité de la production
Biogaz et méthanisation
15 ans entre 7,5 et 9 c€/kWh selon la puissance, + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 3 c€/kWh , + prime à la méthanisation de 2c€/kWh .
Energie éolienne
15 ans (terrestre)

20 ans
(en mer)
- éolien terrestre : 8,2 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 2,8 et 8,2 c€/kWh pendant 5 ans selon les sites.
- éolien en mer : 13 c€/kWh pendant 10 ans, puis entre 3 et 13 c€/kWh pendant 10 ans selon les sites.
Energie photovoltaïque 20 ans - Métropole : 30 c€/kWh , + prime d'intégration au bâti de 25 c€/kWh
- Corse, DOM, Mayotte : 40 c€/kWh , + prime d'intégration au bâti de 15 c€/kWh .
Géothermie 15 ans - Métropole : 12 c€/kWh , + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 3 c€/kWh
- DOM : 10 c€/kWh , + prime à l'efficacité énergétique comprise entre 0 et 3 c€/kWh

Le guide technique spécifique à l'énergie solaire (PDF)

Comment stocker l'énergie éolienne ?Comment stocker l'énergie éolienne ?

L'énergie éolienne est devenue en moins de 20 ans une énergie renouvelable majeure, mais elle ne produit qu'un pour cent de l'énergie consommée dans le monde. Les 3/4 de l'énergie éolienne sont consommés en Europe : le Danemark arrive en tête avec près de 20 % de leur énergie créée par le vent, suivis par l'Allemagne avec environ 10 %.

L'énergie éolienne est une énergie propre et relativement peu chère, mais malgré ses avantages elle rencontre un problème de taille : son stockage. La variabilité du vent fait qu'on ne peut la consommer en continu sur une longue période, il faut donc en attendant mieux la coupler avec d'autres énergies.
La solution idéale pourrait provenir des nouvelles générations de batteries, ou d'une solution bien plus originale... Seamus Garvey, professeur britannique, pense avoir trouvé la solution : stocker l'énergie éolienne dans des containers flexibles au fond de l'océan.

L'idée du professeur Garvey d'utiliser le stockage d'énergie par air comprimé n'est pas nouvelle, mais ses méthodes le sont.

Traditionnellement, le stockage d'énergie par air comprimé utilise un réservoir enterré. Pendant les heures de pic d'énergie, l'air est libéré, actionnant une turbine qui produit à son tour de l'électricité. Il y a seulement deux sites de ce type dans le monde : à Huntorf en Allemagne, et McIntosh aux Etats-Unis, Alabama.
Ce que Garvey propose, c'est de comprimer de l'air en utilisation une éolienne ou l'énergie des vagues. Il a calculé qu'un stockage souple à une profondeur d'eau de 600 mètres permettrait de stocker 25 mégajoules d'énergies par mètre cube. Les eaux profondes sont essentielles. "Là où la pression est la plus grande, les sacs de stockage sont dans les meilleures dispositions".
Garvey pense qu'une série de pipelines pourrait relier les sacs et l'Europe. Il souligne également le fait que les côtes Atlantiques françaises et portuguaises, et tout le bassin méditerranéen sont dans la configuration idéale. "On peut placer des éoliennes le long des côtes et à quelques centaines de mètres de là, vous êtes à une profondeur de moins 600 mètres."

Le professeur Garvey explique son procédé de stockage d'énergie éolienne (anglais)

Le permafrost, nouvel eldorado d'ici 10 ans ?Le permafrost, nouvel eldorado d'ici 10 ans ?

Des chercheurs canadiens et japonais ont extrait avec succès du méthane sous le permafrost du delta Mackenzie. Le projet conjoint des deux pays vise à exploiter des gaz piégés sous des centaines de mètres de permafrost. Il s'agit pour l'instant d'un projet de recherche, pas encore d'un projet commercial. Selon Scott Dallimore, chef de projet scientifique canadien, il pourrait encore s'écouler des années avec que l'on puisse déterminer si ces gaz sont économiquement et écologiquement exploitables comme source d'énergie alternative.

En tant que carburant, le méthane serait beaucoup plus propre que le diesel ou l'essence, mais sans processus de contrôle il s'agit d'un gaz à effet de serre 21 fois plus actif que le dioxyde de carbone.

L'Allemagne renonce aux agrocarburantsL'Allemagne renonce aux agrocarburants

Trop chers, trop corrosifs et incompatibles avec 3 millions de moteurs, les agrocarburants sont mis de côté par l'Allemagne. En tout cas jusqu'à l'émergence de la deuxième génération, qui ne sera pas disponible avant plusieurs années.

Le Ministère de l'Environnement a fixé un plan ambitieux d'une baisse de 40% des émissions de CO2, entre 1990 et 2020. L'objectif de 40% de réduction des émissions reste tenable si la part des énergies renouvelables dans la production d'électricité passe à 30% d'ici 2020, et non plus à 27,5%, a annoncé Sigmar Gabriel, ministre de l'Environnement allemand.

Bonne ou mauvaise nouvelle ?

La production d'agrocarburants concurrence les cultures à destination alimentaire, et leur bilan énergétique est loin d'être neutre en raison de l'utilisation des pesticides sur les cultures et de l'appauvrissement des sols.
Christian Hey, secrétaire général du Bureau fédéral pour l'Environnement (UBA) explique que "les biocarburants représentent un danger pour la biodiversité, ils imposent une pression massive sur la forêt tropicale et détruisent les capteurs naturels de gaz à effet de serre contenus dans les sols non cultivés".

Les agrocarburants étaient censés aider l'industrie automobile allemande, spécialiste des grosses berlines gourmandes en carburant et plus polluantes que les petites voitures, à satisfaire à l'objectif fixé par la Commission européenne de 120 grammes de CO2 émis par kilomètre. Les carburants soi-disant "verts" ne sont pas la solution miracle au réchauffement climatique, et les constructeurs devront désormais trouver "d'autres mesures techniques" pour y parvenir, selon le ministre. Un effort d'innovation qui devra impérativement être tourné vers des solutions plus adaptées, en particulier à l'heure de la flambée des prix alimentaires.

L'Autriche pourrait prendre prochainement le même chemin.


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