• Mieux comprendre l’appellation « fruit ou légume bio »

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    Qu’il s’agisse d’un fruit ou d’un légume bio, le terme « biologique » soulève encore beaucoup de questions dans les consciences. Au moment de la démocratisation du bio, de nombreuses polémiques ont éclaté, obligeant les producteurs bio à se justifier, appliquer des normes plus sévères, trouver des solutions de production plus seines et surtout convaincre le grand public du bien-fondé de cette nouvelle façon de produire des fruits et des légumes.

    Les fruits et légumes bio ont aujourd’hui la cote, et de plus en plus de personnes prennent soin de leur alimentation et celle de leurs enfants. Mais, malgré les avancées réalisées par les producteurs et le gouvernement en matière d’informations, certaines idées reçues perdurent. Il est temps de tordre le cou aux idées fausses et de vous présenter le nouveau légume bio !

    Idées fausses sur la production d’un fruit ou légume bio

    La production de légumes bio a malheureusement souffert d’une très mauvaise publicité dans les années 90. Et encore aujourd’hui, l’image des fruits et légumes bio reste entachée de cette mauvaise presse. Même si les idées reçues (et fausses) ont la peau dure, elles sont en passe de devenir le passé, car les chiffres des derniers sondages prouvent que le légume bio est entré favorablement dans les foyers français.

    « Les champs bio sont juste à côté des champs où sont pulvérisés les pesticides » — FAUX

    La culture d’un légume bio a beaucoup évolué depuis les 20 dernières années. Nous sommes loin du vandalisme d’un Mc Donalds en 1999 par des militants bio… aujourd’hui, les normes ont été renforcées.

    Pour obtenir le précieux label bio, les conditions sont drastiques. Il est notamment inscrit qu’une distance minimum est obligatoire pour garantir au consommateur un produit bio de qualité et respectant la charte de l’agriculture biologique (règlement CE n° 834/2007). Le but premier d’une production biologique est de réduire la pollution des ressources naturelles (eau, terre, air), mais également de limiter (voire empêcher) l’utilisation d’énergie fossile ou non renouvelable.

    Les 4 grands principes à la production biologiques sont :

    • la non-utilisation de produits chimiques
    • le recyclage des matières organiques
    • la rotation des cultures
    • le bien-être des animaux (alimentation biologique recommandée et aucune utilisation d’hormones de croissance)

    « Manger bio, c’est trop cher » — FAUX

    Le coût des produits bio n’est pas beaucoup plus élevé que celui des produits de la chaîne traditionnelle. Nous avons la mauvaise habitude de manger trop d’aliments et en trop grande quantité ; cela nous oblige à racheter toujours plus. C’est un cercle infernal.

    La consommation de meilleure qualité nous apprend que l’on peut manger mieux et moins. Au final, on achète moins de produits tout en répondant à notre consommation naturelle.

    On sait que 52 % des personnes disposant de moins de 900 € par mois consomment des produits bio (contre 20 % en 1995)*.

    « Les aliments bio se conservent moins longtemps » — FAUX

    Les fruits et légumes bio se conservent aussi longtemps que les aliments cultivés hors de la charte biologique. Toutefois, le traitement de la production est différent : en effet, un légume bio est récolté à maturité. Ce précieux légume bio n’est pas transporté en chambre froide, mais il arrive sur les étals des supermarchés prêt à être consommé (lavé et en beauté !).

    En tant que consommateurs, nous avons été formatés pour acheter des produits beaux, brillants, et malheureusement sans goût. Les fruits et légumes frais que nous consommons ont — pour une très grande partie d’entre eux — transité par des chambres froides. Ils ont perdu, au cours de ce voyage, la majeure partie de leurs qualités nutritives. La grande force du légume bio réside dans sa chaîne de production : il est planté, il pousse, il est arrosé et protégé par l’environnement, il est récolté, il est consommé.

    Nous devons prendre l’habitude d’acheter ce dont nous avons besoin. Cela demande, bien entendu, un changement de consommation, un changement de mentalité, et un regard différent sur notre alimentation… pour beaucoup d’entre nous, une partie du chemin est bien entamée…

    *Sources : Étude sur le prix des produits bio et conventionnels, Corabio, janvier 2012 ; baromètre de consommation et de perception des produits biologiques en France, Agence Bio, édition 2011 ; Étude CREDOC, Consommation et modes de vie, août 2011