Le mardi 22 juillet 2008, par BioDivers à 11:09 :: Produits bio :: #26
Le bio trop contraignant ?
Les agriculteurs jugent trop contraignante la certification bio. Ainsi les agriculteurs bio de montagne doivent recourir exclusivement à des compléments de fourrage sous label (la tolérance était de 20% jusqu'en 2004) et à des farines alimentaires elles aussi estampillées bio, qui sont beaucoup plus chères.
Sans compter la cotisation versée à la faîtière Bio Suisse pour obtenir les contrôles de qualité et le fameux «bourgeon».
«Les producteurs disparus des statistiques ne sont par ailleurs pas forcément perdus pour nous, relève François-Philippe Devenoge, vice-président de Bio Suisse. Presque tous répondent encore à des critères moins stricts, dits depuis 2006 «bio fédéral», et pourraient revenir au bourgeon quand les quantités de fourrage de plaine bio augmenteront.»
Demande forte
Directeur de Bio Suisse, Markus Arbenz souligne quant à lui le «très bon chiffre d'affaires» du bio en 2007, 58 millions de plus que l'année précédente (+ 7,7%), sans compter la vente directe. «La production indigène ne suit pas parce que la reconversion d'un domaine est un long processus, moins dynamique que le marché», analyse-t-il. Qui plus est, «nous sensibilisons les exploitants mais ne cherchons pas à les convaincre à tout prix car une reconversion représente un risque financier qui doit être pris en toute conscience», ajoute le directeur.









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