Le mercredi 3 décembre 2008, par BioDivers à 18:56 :: Produits bio :: #33
La dépêche est tombée dans l’après-midi. Le jeune agriculteur de 28 ans venu s’installer dans le Puy-de-Dôme en 2006 a décidé de jeter l’éponge. Absent du village du Puy-de-Dôme pendant la manifestation de soutien pour aller voir sa fille qu’il avait éloigné à cause des menaces, Jean-Huges Bourgeois a indiqué qu’il avait vendu la semaine dernière son troupeau de 35 chèves et 170 brebis.
Après des mois de menaces et d’intimidation, début novembre une agnelle avait encore succombé à un empoisonnement à la mort-aux-rats, l’agriculteur bio n’a plus la force et l’envie de rester dans le village : "Je suis fatigué, écoeuré, j’ai donc décidé de quitter le village. Ma famille est soulagée."
Jean-Hugues Bourgeois est actuellement "à la recherche d’une ferme ailleurs" pour y poursuivre son activité. Une ferme sans aucun doute très loin de cette Auvergne si pitoyable et refermée sur elle-même.
Il reste de cette histoire des questions, bien entendu sur l’identité des coupables, mais aussi sur le peu de soutien affiché par certains élus, sur une enquête qui n’avance pas. Il en reste aussi une image peu glorieuse de notre région. A quoi bon dépenser de l’argent en communication et en politiques d’accueil après une telle affaire !
Souhaitons bon courage à Jean-Hugues Bourgeois, que sa nouvelle région soit plus accueillante et rappelons aussi que tous les auvergnats ne sont pas comme ça...
Mise à jour : C’est Michel Message, le propriétaire des terres que louait Jean-Hugues Bourgeois qui a racheté le troupeau. Il a aussi décidé de reprendre les terres et de ne pas les qualifier à la SAFER.









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